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Gwoka

 
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 L'un des piliers de la culture guadeloupéenne
 Le Gwoka est une expression artistique,  qui comprend de la musique (jouée
 sur un tambour appelé  Ka), des chants, des danses,  qui se pratique généra-
 lement la nuit dans des réunions appelées Léwòz.
 Longtemps  dénigré, méprisé,  abandonné,  le gwoka  a retrouvé aujourd'hui
 ses  lettres de noblesse  (notamment  grâce au travail des indépendantistes).
 Il constitue (avec le créole) l'un des piliers de la culture guadeloupéenne.
             Un ka
 

 Origines du gwoka
 Le gwoka prend naissance au temps de l'esclavage, au début du XVIIe siècle.  Les Africains emme-
 nés en esclavage aux Antilles ont continué leurs pratiques culturelles en les adaptant.
 Dans son ouvrage publié en 1772 intitulé
Nouveau Voyage aux Isles de l'Amérique,  le célèbre chro-
 niqueur, le R.P. Jean-Baptiste Labat nous apprend ceci :
La danse est leur  passion  favorite,  je ne
 crois pas qu'il y ait peuple au monde qui y soit plus attaché qu'eux. Quand les  Maîtres ne leur permet-
 tent pas de danser dans l'Habitation, ils feront trois ou quatre lieuës après  qu'ils  ont quitté le travail
 de la Sucrerie le Samedi à minuit, pour se trouver dans quelque lieu où  ils  savent  qu'il y a une danse.
 Celle qui leur plaît davantage, et qui leur est plus ordinaire  est  le  calenda,  elle  vient  de la Côte de
 Guinée et suivant toutes les apparences du Royaume d'Arad...
 
Pour donner la cadence à cette danse,  ils  se  servent  de  deux tambours faits de deux troncs d'arbres
 creusez d'inégale grosseur. Un des bouts est ouvert, l'autre est couvert d'une peau de brebis ou de che-
 vre sans poil, gratée comme du parchemin...
 Les danseurs sont disposez sur deux lignes,  les  uns  devant  les  autres, les hommes d'un côté, et les
 femmes de l'autre.  Ceux qui sont las de danser, et les spectateurs font un cercle autour des danseurs 
 et des tambours. Le plus habile chante une chanson qu'il compose sur le champ, sur tel sujet qu'il juge
 à propos, dont le refrain qui est chanté par tous les spectateurs, est accompagné de grands battemens
 de mains...  

 On peut constater de nombreuses similitudes entre ce qui se faisait à l'époque et la pratique d'au-
 jourd'hui.

 Les rythmes du gwoka
 Le gwoka est composé de sept rythmes :
 - le toumblack. Symbolise l'amour, la fertilité
 - le graj. Accompagne le travail. "Grajé mannyok".
 - le mendé. Ryhtme de fête. Utilisé également pendant le carnaval.
 - le kaladja. Utilisé pour exprimer les peines de coeur, la souffrance.
 - le léwòz.
 - le woulé. Rythme de travail. "Danmé lari".
 - le padjanbèl (ou granjanbèl). Imitation des gestes du travail de la canne.

 Les maîtres ka
 - Le plus célèbre est incontestablement Marcel LOLLIA dit Vélo.
 - Robert LOYSON
 - François MOLEON dit Carnot
 - Gaston Germain CALIXTE dit Chaben
 - Henri DELOS
 - Napoléon MAGLOIRE dit Napo

 Caractéristiques du gwoka
 Outre l'improvisation, le gwoka se caractérise par le fait que c'est le musicien  (le marqueur)  qui
 suit le danseur.

 Pour aller plus loin
 Un très bon livre :
DIADYEE de Jocelyn GABALI
 
Un dossier de LAMECA, la Médiathèque Caraïbe
 

 

 



 

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